Liban, bataille ultime d’Israël contre le Hezbollah ?
La folie de l'attaque du Hamas le 7 octobre, a conduit à l'intervention du Hezbollah depuis le Liban. En 2024, l'armée israélienne a déclenché une vaste offensive contre ce mouvement.
La folie de l'attaque du Hamas le 7 octobre, a conduit à l'intervention du Hezbollah depuis le Liban. En 2024, l'armée israélienne a déclenché une vaste offensive contre ce mouvement.
Le flou (calculé) du discours de Donald Trump offre un message de guerre courte au peuple (et électeurs) américain, et un autre de guerre longue, aux adversaires, le régime iranien.
Pour le régime iranien, il s'agit militairement de faire peur, et non pas d'éliminer l'adversaire. L'arme pétrolière est utilisée dans ce même cadre stratégique, créer une envolée des prix et un chaos économique qui conduisent les Etats-Unis et Israël à revoir leurs objectifs.... Champs pétrolifères visés en Irak, raffinerie en Arabie Saoudite, et interrompre la logistique de 20% du pétrole mondial en bloquant le détroit d'Ormuz. Pas de destruction globale, mais une addition de nuisances qui créent une envolée des prix mondiaux. Les citoyens et électeurs du monde deviennent parties prenantes.... La Russie sera-t-elle gagnante dans cet affrontement, grâce à l'envolée potentielle de ses recettes pétrolières. Oui, si le conflit se prolonge sur de longs mois..... Mais elle voit son rayonnement international décliner par la chute de ses alliés, Syriens, Vénézuéliens, bientôt Cubains, et ...peut-être iraniens....!
Diffusée le 27 février, la veille des frappes israélo-américaines, cette interview expose le caractère inévitable de la guerre, mais aussi les risques encourus. Ce conflit qui se veut en réalité "l'ultime bataille" contre la République islamique ouvre une double boîte de Pandore. Quelles vont être les réactions iraniennes... Nous le savons maintenant, plus amples que prévues.... Quelle va être la situation intérieure iranienne après l'arrêt des combats...Le régime tombera-t-il? Nous ne le savons pas encore.... Quelles vont être les conséquences économiques mondiales en cas de sérieux problèmes pétroliers? Cela dépendra de la durée..... Cette intervention, inscrite dans la stratégie israélo-américaine, est chargée de lourdes interrogations...
La stratégie iranienne consiste à totalement casser l'objectif unique qu'il constitue pour ses adversaires, en 3 volets, géographique, militaire et économique. L'Iran, seule cible, répond en frappant 10 pays. Téhéran vise l'ensemble du dispositif militaire régional américain, et les ressources économiques pétrolières et touristiques de ses voisins. Élargir le combat, et faire mal économiquement. Il s'agit d'amener les Etats de la région à intervenir auprès des Etats-Unis afin d'arrêter leur attaque. Israël et les USA déploient également une stratégie en 3 volets, décapitation des dirigeants politiques et militaires, destruction maximale des installations de missiles, incapacitation des forces de répression. Le but est en réalité double, affaiblir au maximum le régime, afin de permettre au peuple de le renverser, et détruire ses capacités nucléaires et balistiques. Par contre, les deux camps ont un adversaire commun, le temps. La coalition Israël/USA veut aller vite, et le régime iranien souhaite durer. Opinions publiques et électeurs occidentaux étant partagés sur ce combat...Téhéran joue aussi sur ce terrain...
La France, par ses liens historiques avec le Liban et ses accords stratégiques de défense avec les Émirats, le Qatar et le Koweït, ne peut se tenir en dehors du conflit. S’y ajoutent les frappes sur Chypre, membre de l’Union européenne avec lequel nous avons un accord de défense. Nos forces armées sont donc amenées à se déployer, et dans un cadre globalement défensif. C’est dans cette stratégie de soutien à nos partenaires que doivent être comprises toutes les décisions. Il a été décidé l’envoi d’avions Rafale supplémentaires, de matériels de défense aérienne et de bâtiments de la Marine nationale. Le mouvement le plus emblématique concerne l’envoi du Charles-de-Gaulle en Méditerranée. Il s’y ajoute la volonté de participer aux opérations de contrôle du détroit d’Ormuz dans le cadre d’une coopération internationale.
Les bombardements israélo-américains s’arrêteront par décision politique ou militaire. La population devra alors se mobiliser et faire tomber le régime. Ceci est l’impérative étape suivante. L’union de tous les mouvements d’opposition sera nécessaire. Toute tentative de mettre, maintenant, un mouvement en avant ne peut se faire qu’au détriment de l’objectif commun : faire chuter la République islamique. Quand elle sera tombée, alors, et seulement alors, les mouvements politiques pourront revenir à leurs différences. Créer maintenant une rivalité politique est une erreur stratégique majeure qui sert le régime. Les rivalités divisent ceux qui doivent, impérativement, pour un moment, s’unir….!
La radicalité du régime en place à Téhéran depuis la révolution de 1979 s’explique par la fusion du religieux et du politique. La conquête du pouvoir politique a permis à la vision islamique chiite de faire régner, sans aucun partage, sa vision absolutiste. Elle s’exprime à la fois dans l’objectif de “sortir Israël du livre du temps” et dans la sanglante répression intérieure de mouvements ou d’individus se “révoltant contre Dieu”, c’est-à-dire s’opposant à lui. Domination ou répression ont les mêmes racines fanatiques dans l’absolutisme religieux.
L’attaque du 7 octobre 2023 a été préparée depuis Téhéran. Le conseiller du guide suprême, Ali Velayati, l’a implicitement confirmé 48 heures après le début de l’opération. Pour Israël et les États-Unis, la réplique nécessaire s’est dessinée en deux temps. Premièrement, réduire militairement, le plus possible, les milices alliées de Téhéran.
Avant la dernière révolte populaire du début de l’année, et les 12 jours de bombardements du mois de juin 2025, la République islamique d’Iran avait fait face à des affrontements intérieurs et extérieurs.