Iran / Élection présidentielle : un pouvoir contesté par le peuple, et par l’abstention – Radio Judaïca
Interview de Gérard Vespierre sur Radio Judaïca
Interview de Gérard Vespierre sur Radio Judaïca
Le 18 Juin 2021 un nouveau président sera plutôt validé qu'élu. Le pouvoir politique, le pouvoir suprême avec le guide, et les forces de sécurité seront alignés sur une même politique radicale. Un faible taux de participation créera un fossé entre peuple et pouvoir. De cette fracture et des difficultés économiques peuvent naître de nouvelles manifestations populaires.
Le processus du régime iranien n'est nullement démocratique. Le Conseil qui a choisi les candidats est à 80% constitué de religieux. Ni démocratique ni laïc, ce processus ne mérite pas le nom d'élection. C'est une validation. Quelle situation maintenant à l'intérieur de l'Iran? Une fracture entre le pouvoir et le peuple qui risque de conduire à des manifestations.
Quelles perspectives pour les mois à venir ? Durcissement dans les négociations nucléaires ? De fortes tensions dans la population. Le taux d'abstention sera un indicateur du mécontentement.
Analyse de Gérard Vespierre sur le refus de l’autorité palestinienne d’une livraison de vaccins non conformes de la part d’Israël. Tel Aviv s'était engagé à fournir près d'un million de doses aux Palestiniens dans la région occupée de Cisjordanie mais elles seraient presque inutilisables d'après l'Autorité palestinienne qui a annulé son accord passé avec l'Etat hébreu.
Dans la prolongation de l'URSS pendant la période de décolonisation, la Russie revient en Afrique, par 3 types d'actions. Une action VITRINE avec les rencontres Afrique-Russie à Sotchi, une action de TERRAIN avec forces de sécurité, et société paramilitaire, en Centrafrique, RDC, Guinée Conakry où les es richesses minières sont attractives. Enfin par une action d'INFLUENCE, particulièrement au Mali.
Ce travail, à la veille de l’élection présidentielle, a deux ambitions. La première, est de présenter avant toute chose une analyse de faits, de chiffres, de déclarations. La deuxième, est d’appréhender ces éléments depuis l’intérieur du pays. On limite en effet, trop souvent, les commentaires sur le régime iranien, aux négociations sur le nucléaire, à son action extérieure en Irak, au Liban, ou à son opposition à l’existence d’Israël. Une élection présidentielle représente l’occasion de faire un bilan national, c’est-à-dire, intérieur. C’est ce à quoi ce dossier est consacré, s’appuyant le plus possible sur des faits et textes issus de sources iraniennes.
La prise en compte par les Etats de la crise climatique va rebattre les cartes dans le monde. De nouvelles normes vont faire baisser la consommation des énergies fossiles. Les énergies nouvelles seront produites près des lieux de consommation, et non plus dans des pays géologiquement favorisés. L'affaiblissement des producteurs actuels, notamment de pétrole, produira un chambardement géopolitique mondial.
Interview pour Sputnik France - Même en cas d’accord avec l’Iran, des «centaines de sanctions» resteront en vigueur. Cette promesse d’Antony Blinken fait office de piqûre de rappel pour tous ceux qui pensaient que l’Administration Biden adopterait une position plus mesurée à l’égard de Téhéran. C’est ce qu’explique Gérard Vespierre, spécialiste de l’Iran, au micro de Sputnik.
Publié sur La Tribune - En moins d'un mois, des élections, présidentielles ou législatives, se sont ou vont se dérouler dans ces trois pays. On pourrait se satisfaire de cette vitalité démocratique, sauf que les candidatures de l'opposition ont été cadenassées. Chacun de ces États se réjouira des résultats alors que la majorité de leur population n'aura pas participé au scrutin. Quel sens donner à de telles victoires ? Vers quoi se dirigent ces trois pays ? Quelles positions les démocraties véritables doivent-elles adopter ?