Poutine-Trump, Menaces nucléaires réciproques – France Info
Missile de croisière russe à moteur nucléaire.... Drone sous-marin russe à capacité nucléaire.... Pourquoi de telles annonces de Vladimir Poutine?
Missile de croisière russe à moteur nucléaire.... Drone sous-marin russe à capacité nucléaire.... Pourquoi de telles annonces de Vladimir Poutine?
La difficulté d'arrêter les combats en Ukraine augmente les tensions entre Washington et le Kremlin. Washington vient de décider des sanctions contre les deux principales entreprises pétrolières russes, Rosneft et Loukoïl. En conséquence Loukoïl vient de décider de se séparer de ses raffineries et réseaux de stations-services dans une dizaine de pays. Mais les Etats-Unis augmentent aussi la pression sécuritaire et politique sur le Venezuela, très proche allié de la Russie....Attaques sur des embarcations transportant des stupéfiants, mobilisation d'importantes forces au large des côtes vénézuéliennes. Le président Maduro proclame que les Etats-Unis veulent le renverser...... Ces tensions dans les Caraïbes vont-elles élargir l'affrontement avec la Russie ou la forcer à des négociations avec Kiev?
La 1ère rencontre en Alaska avait laissé un goût d'inachevé pour Donal Trump. Rien de positif en avait résulté. Pour faire bouger la Russie, il devenait nécessaire de créer une pression nouvelle et globale. Le dispositif mis en place s'est appuyé sur 3 volets.
Dans l’opinion publique, être en guerre en Europe correspond à un affrontement militaire avec chars, avions et canons… Or ce n’est nullement le cas ! Oui, nous subissons des opérations d’intimidation, mais ne relevant pas d’une guerre classique. Face au pouvoir russe, nous sommes dans une rivalité globale, idéologique, dans le cadre d’un affrontement hybride : intimidations, sabotages, cyberattaques, réseaux politiques d’influence pro-russe. C’est cette situation qu’il faut comprendre, et à laquelle il nous faut remédier point par point. Pas de mur anti-drones, mais des moyens mobiles d’interception… ! Des répliques peut-être pas en Russie, mais qui feraient comprendre au pouvoir russe que nous leur donnons une réponse…
Depuis de nombreux mois, les opérations militaires directes sur l’ensemble du front ont fortement décru. Mais les bombardements nocturnes russes se sont fortement accrus sur les grandes villes ukrainiennes, donc sur des cibles civiles. La stratégie ukrainienne, à l’inverse, s’est concentrée sur des installations militaires et énergétiques en Russie.
La Russie ne refuse pas le processus pouvant mener à la paix, mais elle n’entend pas jouer un rôle moteur. Vladimir Poutine a autorisé en 2025 ses émissaires à rencontrer les émissaires américains puis ukrainiens pour aboutir à des échanges de prisonniers. Puis est venue la rencontre au sommet avec Donald Trump en Alaska. Maintenant se profile une première rencontre avec Zelensky, très attendue. Pendant tout ce temps, la Russie poursuit, toutes les nuits, ses bombardements sur les villes ukrainiennes.
Après un drone russe découvert en Lituanie, un autre (probablement du même modèle) vient d’exploser au sol dans l’est de la Pologne. Lancés depuis la Biélorussie ou la Russie ? Revendication ? Aucune. Nous sommes devant des actes relevant de la guerre hybride : usage d’un matériel militaire, lancé contre des pays tiers, de façon anonyme. Ces opérations se situent dans cette nouvelle forme d’affrontement, la guerre grise, ou hybride, destinées à inquiéter et déstabiliser. L’effet recherché est avant tout psychologique, avec un impact amplifié par la diffusion médiatique. Alors que l’armée russe, 3ᵉ armée du monde, en 40 mois de guerre, n’a pu pénétrer que 15 % du territoire ukrainien, le gouvernement russe, par ce type d’opération, essaie de créer un effet de puissance. Il montre seulement une capacité de nuisance.
Chaque jour, de 11 heures à 13 heures sur Europe 1, Stéphanie de Muru reçoit des invités et des auditeurs pour débattre des sujets qui font la Une de l'actualité.
Les démarches diplomatiques devant aboutir à un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine obéissent à des règles diplomatiques de bon sens : le minimum d’interlocuteurs autour de la table afin de définir un cadre d’accord. Il sera impératif ensuite d’élargir à l’Ukraine. Le rôle de l’Europe sera absolument clé dans le temps, dans les années à venir, pour aider Kiev à se reconstruire le plus vite possible, accélérer son développement économique et asseoir son équilibre politique. Les Européens auront la mission de relever l’Ukraine plus vite et mieux que la Russie ne pourra le faire pour elle-même.
Même en affirmant avoir l’Occident comme adversaire, Vladimir Poutine est très satisfait de s’asseoir à côté de Trump. La Russie, sans avoir réussi à faire tomber le régime de Kiev, s’affiche comme puissance. La rencontre d’Alaska doit absolument apporter des résultats, tant pour Kiev que pour Moscou…