Le régime iranien va t-il finir par tomber prochainement ?
Intervention du du 9 avril 2026 sur Radio Judaïca
Intervention du du 9 avril 2026 sur Radio Judaïca
Le conflit en cours depuis le 28 février mobilise de très puissants moyens tant du côté de la coalition israélo-américiane, que de celui de la République islamique d'Iran. Le conflit s'est étendu à de nombreux pays limitrophes, des Emirats à l'Arabie Saoudite, en passant par le Bahrein et le Koweït....
Des négociations avec un intermédiaire a toujours été le mode d'échange exigé par les représentants du régime iranien: PAS d''échange direct avec le Grand Satan Américain...! Les négociations selon Washington doivent comporter 3 volets, Nucléaire, Balistique, et les milices chiites extérieures. La situation globale comporte elle aussi 3 volets: les négociations, la pression militaire américaine, et les intentions du peuple iranien. Ces 3 derniers volets sont à même de converger, vers un accord ou vers des frappes, conduisant à un renversement du régime, si le peuple se met à nouveau en marche.
La République islamique d'Iran ne renoncera ni à des capacités d'enrichissement, ni à la possession de missiles, ni à l'action de ses proxys, au Liban en Irak, et au Yémen. Par contre Téhéran pourrait accepter de baisser des taux d'enrichissement et des portées de missiles. Mais alors, la République islamique se défait en grande partie de 2 de ses piliers. Il ne reste que les Gardiens de la Révolution..... Ils pourraient à nouveau être la cible de nouveaux bombardements. Alors, le roi serait presque nu...
Après les entretiens en Floride, entre les présidents Américain et Ukrainien, la Russie semble vouloir bloquer le processus. L'accusation d'une tentative de bombardement d'une résidence du président russe par plus de 90 drones ukrainiens, vient profondément troubler les négociations. Invention ou détournement de la réalité (les drones se dirigeant en réalité ailleurs....) cette information laisse entrevoir un durcissement des positions russes. Potentiellement la Russie peut mettre en place une réplique militaire, pouvant mener à une escalade. La montée du rapport de force va-t-il remplacer le processus de négociation?
Depuis la divulgation de ce qui a été appelé le plan Trump, le 21 novembre, beaucoup d’événements sont intervenus. Négociations entre les Ukrainiens, les Européens et les États-Unis. Puis échanges entre l’envoyé américain, Steve Witkoff, et la Russie.
La Commission européenne a préparé une proposition pour saisir une grande partie des avoirs russes gelés dans notre pays, et ce , si nécessaire, même sans l’approbation de la Belgique.
Cette rencontre va donner au Kremlin le statut qu’il cherche : celui d’interlocuteur privilégié des États-Unis. Mais quelles étapes, ensuite ? Des rencontres régulières entre la Russie et l’Ukraine seront nécessaires pour un cessez-le-feu, puis des négociations de paix. Une reconnaissance de facto de l’occupation russe des territoires ukrainiens ne constitue pas une reconnaissance de leur annexion…
La destruction de tout ou partie du potentiel nucléaire militaire iranien a été la ligne de conduite des deux pays depuis une vingtaine d’années. La découverte des installations de Natanz et Fordo au début des années 2000 a enclenché ce processus de collaboration militaire et de renseignement. Paradoxalement, l’attaque du 7 octobre, lancée par Téhéran, a permis de réduire d’abord le Hamas, le Hezbollah et les Houthis, avant de réduire la défense anti-aérienne iranienne. La route aérienne vers Fordo et Natanz était alors ouverte.
L’Histoire ne cesse de s’accélérer au Moyen-Orient. Les bombardements stratégiques américains sur l’Iran, et la quasi-absence de réaction iranienne, annonçaient un prochain cessez-le-feu.